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You Are Here: Home » Finance, French, News » La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes

John Maynard Keynes (05 juin 1883 – 21 avril 1946), célèbre économiste anglais, réputé mondialement, est l’auteur de cette intéressante citation.
Considéré comme le père de la macroéconomie moderne, il a exercé lors de la crise de 1929, lors des accords de Bretton Woods (1945) et jusqu’en 1980, une grande influence sur la pensée économique occidentale.
Depuis le krach d’octobre 2008, nombre d’économistes sont allés puiser dans sa Théorie Générale (1936) et d’autres de ses travaux des éléments pour éviter le « laissez-faire » que Keynes, grand défenseur de l’intervention de l’Etat dans l’économie, a toujours combattu. Ils sont les artisans de la politique des taux bas, d’une création monétaire débridée et cherchent à créer de l’inflation pour sortir les pays occidentaux du surendettement.

Depuis octobre 2008, ces ‘conseilleurs’ ont réussi, grâce à leurs remèdes, à diminuer le pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire (papier) contre tous biens réels : nourriture, métaux précieux, immobilier (sauf aux USA à cause de la crise des subprimes), matières premières, œuvres d’art, etc.
Par contre, ces ‘conseilleurs’ ne sont pas arrivés à relancer la consommation ni la croissance ni à faire diminuer le chômage. Ils ont toutefois parfaitement réussi à mettre en situation de surendettement la plupart des Etats occidentaux interventionnistes.
Et maintenant, que vont-ils faire ?
La toute dernière poussée de fièvre sur les marchés nous a montré que ces ‘conseilleurs’ de nos dirigeants occidentaux n’arrivent pas à « échapper aux idées anciennes ». Ils ont conseillé aux dirigeants US de maintenir des taux presqu’à zéro jusqu’à mi 2013 et aux banques centrales d’acheter toujours plus de dettes ‘non remboursables’ des Etats en faillite.
Cette politique nous mène tout droit dans le mur car elle a prouvé son inefficacité depuis 3 ans dans les pays occidentaux et depuis 20 ans au Japon.

« La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles » car ces ‘conseilleurs’ les connaissent, ce sont les idées de Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, et autres représentants de l’école autrichienne du XXe siècle, et des français Jacques Rueff et Alfred Sauvy qui, pour faire simple, sont partisans du libéralisme économique et de la non intervention de l’Etat (de la politique) dans l’économie.
Les idées anciennes vont amener, selon les critiques des tenants de l’école autrichienne : à la récession, au chômage élevé et à l’inflation. Depuis, le 2e trimestre 2011, nous y sommes entrés.
Ludwig von Mises, dont la pensée économique est très clairement exprimée, est un partisan du non interventionnisme de l’Etat dans la politique et de l’étalon or qui évite la manipulation des taux et la création monétaire débridée par les politiques et leurs affidés.

La bulle des subprimes n’aurait pu être gonflée sans l’intervention de la FED qui a maintenu des taux si bas et une telle création monétaire qu’elle a permis à des banquiers peu scrupuleux de créer toutes le conditions de la crise dont nous sommes et surtout seront les victimes.
Pour conclure on peut affirmer que JM Keynes en disant « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes » ne pensait pas si bien dire. Dommage que ce soient ses idées anciennes dont il est si nécessaire d’échapper aujourd’hui.

Roger Greden
13/08/2011

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